Message 18 Mai 2007, 12:21

La Bataille de Koulikovo, 8 septembre 1380

La Bataille de Koulikovo, 8 septembre 1380

Contexte général

A cette époque, la “Horde d’Or” connaît de grandes difficultés. Depuis 1360, sa puissance est mise à mal par des discordes internes au sujet de la succession du Khan et plusieurs partis s’opposent entre eux. C’est, finalement le général Mamaï qui réussi à s’imposer et s'établit à Saraï.

Par contre, du côté des Russes, C’est le comte de Moscou, Dimitri, qui a réussi à s’imposer auprès des autres ducs (de Tver, de Souzdal ou de Novgorod).

Lorsque Dimitri est appelé devant le Khan, en 1371, il observe les difficultés d’autorité chez les Mongols et se dit qu’il est peut être le moment de se libérer de leur joug.

Ainsi, il désobéi intentionnellement à plusieurs ordre du Khan et en 1376, il n’hésite pas a envoyé une armée à Kazan sur le Volga, et force deux chefs mongols à lui rendre hommage. Les conflits se multiplient entre les Russes et les Mongols.

En 1378, Dimitri livre bataille à l’un des généraux de Mamaï et défait a nouveau les Mongols le 11 aout à la bataille de La Voja.

Le Grand Duc s’exclame alors : “Leur temps est venu, et Dieu est avec nous !”

Mamaï prend deux ans pour faire mûrir son plan, trouver ses alliés et rassembler une immense armée.

Ceci ne reste pas secret à l’ensemble des Ducs russes, qui, réveillés par Dimitri, ont mis de côté leurs inimitiés privées et font cause commune contre les “Tartars”.

Un grand nombre de Ducs se sont réunis à Moscou et la plupart d’entre eux s’allient à Dimitri.

On y voit , les princes de Rostof, de Biélozersk, d'Iaroslavl, de Starodoub, et de Kachine, avec leurs druzina. Puis encore, les boyards de Vladimir, de Souzdal, de Peréiaslavl-Zaliesski, de Kostroma, de Mourom, de Dmitrof, de Mojaïsk, de Zvenigorod, d'Ouglitch, et de Serpoukhof, à la tête de leurs contingents, font successivement fait leur entrée au Kremlin, acclamés par les Moscovites. Deux prince Lithuanien ont apporté des troupes de Pskof et de Briansk.

Tous ce sont rallié ? non !

Le Duc de Tver et le Duc de Novgorod, qui craignent plus la puissance Moscou que celle des Mongols, n’ont pas rejoint la ‘fronde’.



De son côté, le général Mamaï ( Khan par intérim) a rassemblé un grand nombres de Mongols, de Türks, de Kiptchaq, de Tcherkesses, d’Iasses. On trouve aussi parmi ses troupes, des juifs de Bourtanians et même les Génois du comptoir de Caffa ont fourni un contingent.

Et , par l’intermédiaire d’Oleg de Riazan, Mamaï a également réussi à obtenir le soutient de Ladislas II Jagellon, Grand-Duc de Lituanie qui lui promet des troupes.

Les Russes conscient du danger d’être pris entre deux feu décide de ne plus attendre et de marcher directement contre le général Mamaï.


La révolte s'est réveillée dans le cœur des Russes et avec elle, l'enthousiasme religieux.
Dimitri s’est adjoint deux moines. Ceux-ci font appel à Saint Sergius. Avant de partir ils font des prières et en faisant le signe de la croix ils prétendent voir une vision : “voir une arme qui ne faillira jamais ! »

Le Duc Dimitri, au courant de la trahison du Duc Oleg décide de marcher sur Riazan (sur le Don).
Il est à la tête d'une armée estimée à 150.000 hommes.

Les forces mongoles attendant les renforts de leur allié Lithuanien, sont toujours en phase de regroupement.

La Bataille

Dimitri est résolu de combattre les Mongols le plus rapidement possible et surtout avant que leur armée ne fasse jonction avec les troupes de Ladislas II Jagellon.
Les troupes russes arrivent sur le Don et Dimitri donne l’ordre de traverser le fleuve. Ils se positionnent sur la plaine de Koulikovo (le champ des bécasses des bois), arrosée par le Nepriadva.

Le centre de son armée est occupé par les princes de Lituanie et de Smolensk, avec la druzina de Dimitri.

La droite est commandée par les princes de Rostof et de Starodoub et la gauche par ceux d'Iaroslavl et de Vologda.

Les réserves russes sont aux ordres du prince Vladimir, de Dimitri de Volhynia, et des princes de Briansk et de Kachine.

Les Russes se sont positionnés la rivière dans le dos, ils n’ont pas
le choix, ils sont obligés de vaincre ou de mourir.

Les Mongols, non plus, n’ont pas le choix. Ils sont obligés de commencer la bataille, même s’ils ne sont pas encore complètement prêt.

Tôt le matin, les deux armées sont face à face mais le champ de bataille est noyé par un épais brouillard. Ce n'est que ver midi que celui-ci se lève et que les combattnats des deux camps peuvent enfin se voir.

Une heure après, la bataille est lancée

Pendant longtemps, elle est furieuse, sanglante et indécise.

Les Mongols ont réussi une attaque violente sur le centre de l’armée russe et mis à mal la Druzina de Dimitri. Mamaï tient la victoire et lance toutes ses forces en avant afin d'acculer les Russes au fleuve.

A ce moment, Les réserves russes, restées cachées, entrent en action. Vladimir et Dimitri de Volhynia attirent les Mongols dans un guet-apens et prennent une partie de ceux-ci à revers.

c'est au tour des Mongols de perdent pieds. Ils commencent à se débander afin d'échapper à la contre attaque.

Les troupes russes, sentant l'hésitation des Mongols, sont emportée par le mouvement et se ruent sur leur adversaires.

Le campement du général Mamaï est capturé. Les mongols sont poursuivis et beaucoup sont tués ou se noient en essayant de fuir. Les Mongols perdent beaucoup d’hommes mais les pertes des Russes sont également très importantes.
On compte parmi les morts les deux moines de Saint Sergius. L'un d'entre eux, Peresvet, est découvert dans les bras d'un géant de Patzinak, qui a combattu et péri avec lui.

Pendant un long moment, Dimitri n’est pas retrouvé. On craint le pire, puis, enfin, on le découvre, blessé, son armure sanglante et cassée.

Les Russes sont maître du terrain, la victoire est total mais le général Mamaï à réussi à fuir.

Conclusion :

Cette bataille mémorable de Koulikovo est très importante dans l’histoire du peuple russe.

- Elle fait de Dimitri le principal héros qui y gagne son nom, Dimitri IV Donskoï

- Elle prouve aux Russes qu'ils peuvent vaincre l'invincible et le joug mongol n’est pas une fatalité ( même si ils leur faudra encore une centaine d’années pour s’en débarrasser complètement).

- Elle donne à la ville de Moscou une place de première importance parmi les villes russes. Une place qu’elle ne perdra plus et qui fera d’elle la capital de la Russie moderne.
Taidju Ba'adur, Commandant du Qöl de l'Ordoo du 'Corbeau Rouge'
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